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Le retour

Une mission se compose en trois parties : la préparation, l'intervention et le retour. Chaque partie a son importance et nécessite un investissement personnel et professionnel. Le retour, n'est surtout pas à négliger bien que cette période aura des résonnances émotionnelles et professionnelles propre à chacun.

Mise au point personnelle :

Il est préférable de prévoir quelques jours à son retour de mission sans aucune grosse responsabilité et de s'accorder ce temps pour faire le point sur soi. A savoir, prendre du recul par rapport à l'expérience vécue et envisager son avenir. Ajoutons que ce temps est nécessaire afin de retrouver de nouveaux repères dans son environnement qui paraît à la fois, familier et différent de celui que nous connaissions. Il faut donc trouver le juste milieu entre les temps individuels et les temps collectifs (avec ses proches) qui apportent du soutien et aident à la mise en place des nouveaux repères espace-temps. Lors de ces moments conviviaux le volontaire souhaite souvent partager son expérience, ses ressentis avec ses proches, cependant il peut arriver de ressentir un manque de compréhension ou d'intérêt de la part des interlocuteurs qui ne connaissent pas le contexte dans lequel il a vécu. Il est alors peut-être plus bénéfique de garder quelques anecdotes et souvenirs pour les proches et d'autres pour le "debriefing".

Mise au point professionnelle :

Il est essentiel de prendre le temps de faire un « debiefing ». Ces moments de réunions sont très souvent proposés par les organismes qui envoient sur le terrain. Si ce n'est pas prévu, la personne peut le demander ou s'adresser à d'autres organismes spécialisés dans ce domaine. Le « debriefing » permet de remettre de l'ordre dans toutes les expériences vécues lors de la mission, de prendre du recul, d'évacuer les tensions ou émotions qui entraveraient la vie future. De plus, cela permettra de tirer profit de l'expérience vécue (erreurs et réussites), ces données seront très précieuses pour le volontaire et l'association qui l'a embauchée. Suite au « debriefing » ou plus tardivement, le volontaire se questionnera sur son futur dans le domaine de l'humanitaire ou non. Si le souhait de faire une nouvelle mission est réel, il sera nécessaire de reprendre les trois étapes d'une mission (préparation, intervention, retour). Notons que, suite à une mission humanitaire, son engagement dans l'exercice de ses fonctions au sein de son pays d'origine peut-être modifié. Il nous semble intéressant d'être à l'écoute des ses ressentis afin d'améliorer sa pratique.



Selon la législation française (Loi n°2006-586 du 23 mai 2006 relative au volontariat associatif et à l'engagement éducatif, Version consolidée au 29 décembre 2008, article 4) :

"Si la personne candidate au volontariat est un salarié de droit privé, l'engagement pour une ou plusieurs missions de volontariat d'une durée continue minimale d'un an est un motif légitime de démission. Dans ce cas, si elle réunit les autres conditions pour bénéficier d'une indemnisation du chômage, ses droits sont ouverts à la fin de sa mission. Ces droits sont également ouverts en cas d'interruption définitive de la mission du fait de l'organisme agréé ou en cas de force majeure."

Citons "Résonnance humanitaire" comme association française qui a choisi de s'investir auprès des expatriés de retour de mission.

Résonances Humanitaires s'est fixé 2 objectifs :
  • Valoriser l'expérience des expatriés de la solidarité internationale sur le marché de l'emploi.
  • Prévenir au mieux certaines difficultés récurrentes en retour de mission.

http://www.resonanceshumanitaires.org/index.html